
L'Ouganda rejette les critiques d'Obama sur son projet de loi anti-gay
Un ministre ougandais a rejeté les critiques du président américain Barack Obama du projet de loi contre les homosexuels en discussion dans le pays, avertissant que toute ingérence serait considérée comme "inacceptable".E-llico.com / Actus
L'Ouganda rejette les critiques d'Obama sur son projet de loi anti-gay
Mis en ligne le 08/02/2010
Tags
Sur le même sujet

Obama dénonce un projet odieux
"Quelqu'un devrait dire au président Obama que le Parlement fait son travail législatif dans l'interêt du peuple ougandais", a déclaré le ministre de l'Ethique et de l'Intégrité, James Nsaba Buturo, à l'AFP.
![]() |
L'homosexualité est déjà considérée comme un comportement criminel en Ouganda, passible de la prison à perpétuité. Le projet de loi déposé en octobre dernier par un parlementaire se propose de durcir ces dispositions et prévoit notamment la peine de mort pour le viol d'un mineur par une personne de même sexe ou par un malade du sida.
Dans un discours prononcé jeudi à Washington, le président américain a qualifié le texte d'"odieux". Ses déclarations, à l'occasion d'un petit déjeuner organisé par un groupe chrétien, interviennent au lendemain du dépôt devant la Chambre américaine des représentants d'une résolution condamnant le texte ougandais.
Nsaba Buturo, un des principaux défenseurs du projet de loi discuté à Kampala, a affirmé que les législateurs ougandais ne seraient pas influencés par les critiques des Etats-Unis ou d'autres pays.
"Nous ne pouvons pas dire au Sénat (américain) ce qu'il doit faire. Donc, pourquoi ont-ils l'impression qu'ils peuvent nous dire ce que nous devons faire dans l'interêt de notre peuple ?", a-t-il demandé.
"Cela est totalement inacceptable", a ajouté le ministre en référence à toute tentative extérieure de s'opposer au passage du projet de loi.
L'Ouganda a été critiqué par de nombreux pays et ONG, notamment l'Union européenne et les Etats-Unis, qui ont appelé le président ougandais Yoweri Museveni à mettre son veto au projet de loi.
Le texte propose également de punir toute discussion publique sur l'homosexualité, et rendrait passible de poursuites les parents, professeurs, médecins d'homosexuels, ou encore un propriétaire qui leur louerait un logement.
Mis en ligne le 05/02/2010
Réagissez
Commentaires
Les commentaires ne sont pas ouverts pour cet article.












