
Cameroun
Le porte-parole du gouvernement réfute toute persécution d'homosexuels dans le pays
Le porte-parole du gouvernement camerounais a réfuté toute persécution d'homosexuels dans son pays après des accusations contraires d'un ressortissant homosexuel demandeur d'asile en Grande-Bretagne.E-llico.com / Actus
le porte-parole du gouvernement réfute toute persécution d'homosexuels dans le pays
Cameroun
Mis en ligne le 16/07/2010
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"Personne n'a jamais été persécuté au Cameroun pour ses penchants homosexuels lorsque ça (ses relations) se passe dans une chambre. (...) Nous savons qu'il existe des homosexuels" dans le pays, a déclaré le porte-parole du gouvernement camerounais Issa Tchiroma Bakary après des accusations contraires d'un Camerounais homosexuel demandeur d'asile en Grande-Bretagne.
Au Cameroun, la loi prévoit des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison ferme pour pratiques homosexuelles.
A la question de savoir si l'abrogation de ce texte était à l'ordre du jour, M. Tchiroma a répondu : "Le gouvernement applique les lois votées par les élus de la Nation dans un pays où 90% de la population est croyante (chrétiens et musulmans)".
Le ministre réagissait aux allégations d'un Camerounais demandant l'asile en Grande-Bretagne, qui affirme avoir été lynché dans son pays parce qu'il est homosexuel.
Le 7 juillet, ce Camerounais et un Iranien ont obtenu un réexamen de leur dossier après de nouvelles directives de la Cour suprême britannique prenant en compte les risques encourus par des homosexuels en cas de renvoi dans leur pays d'origine.
Les tribunaux britanniques avaient précédemment débouté le Camerounais et l'Iranien arguant qu'ils pouvaient éviter toute maltraitance dans leur pays d'origine en dissimulant leur orientation sexuelle.
Dans un entretien à la chaîne britannique BBC daté du 6 juillet, le Camerounais présenté comme "HT" a expliqué avoir été menacé puis lynché au Cameroun après avoir été vu embrassant son partenaire dans la cour d'un domicile privé.
Selon "HT", une foule alertée par un voisin les a "hués" et leur a "jeté des pierres" alors qu'il raccompagnait son ami. Il a ajouté avoir été pris à partie quelques mois plus tard par un groupe de gens alors qu'il revenait d'une église et a dû être admis à l'hôpital.
"(Ils) m'ont dit qu'ils savaient qui j'étais et qu'ils allaient en finir avec ma vie parce qu'ils savaient que j'étais homosexuel", a-t-il raconté.
Joint par l'AFP, un militant camerounais des droits des homosexuels a affirmé ne pas être en mesure de confirmer ces allégations. "Il y a un climat social hostile aux homosexuels au Cameroun, mais nous n'avons pas encore été saisis d'un cas de lynchage", a-t-il dit.
Un Australien et deux Camerounais sont actuellement poursuivis par la justice camerounaise "pour homosexualité".
Mis en ligne le 12/07/2010
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