Etude Prévagay
Forte incidence du VIH chez les homosexuels fréquentant les établissements gay parisiens
Les homosexuels fréquentant des établissements gay parisiens présentent nettement plus de risques de contracter le VIH que l'ensemble des homosexuels en France, selon l'étude Prévagay publiée vendredi.
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Forte incidence du VIH chez les homosexuels fréquentant les établissements gay parisiens
Etude Prévagay
Mis en ligne le 30/06/2012
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Selon l'étude Prévagay, menée en 2009 par l'Institut de veille sanitaire (InVS) auprès de 886 hommes "ayant des rapports sexuels avec des hommes" (HSH) rencontrés dans 14 établissements gay parisiens (bars, clubs, saunas), les nouveaux cas d'infection par le VIH s'élevaient à 3,8 pour 100 personnes par an, contre environ 1% pour l'ensemble des homosexuels et 0,017% (17 pour 100.000) par an pour l'ensemble de la population française.
Les HSH sont à l'origine de près de la moitié des nouvelles infections par le VIH répertoriées en France, avec une incidence élevée qui n'a guère évolué depuis 2003, à l'instar de ce qui se passe dans les autres pays occidentaux.
Plus inquiétant, une part importante des hommes testés dans l'étude ne connaissait pas son statut vis-vis de l'infection, en dépit d'un recours fréquent aux tests de dépistage.
Sur les 157 testés séropositifs (18%), 31 (soit 20%) ignoraient leur infection au moment de l'enquête, alors même que 19 d'entre eux avaient fait un test de dépistage au cours de l'année écoulée.
"Le recours au test de dépistage ne suffit pas, vu le niveau de risque" relève Stéphane Le Vu, épidémiologiste à InVS, l'un des auteurs de l'étude, qui préconise avant tout d'"améliorer les stratégies de prévention, car il est très difficile de se fier au statut déclaré par le partenaire".
Les nouveaux cas d'infection sont, sans grande surprise, plus importants chez les HSH âgés de moins de 35 ans, soit 4,1% par an contre 2,5% par an pour les plus de 35 ans, une catégorie dans laquelle on trouve davantage de personnes déjà séropositives, ajoute-t-il.
L'enquête, la première du genre, menée en partenariat avec l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg) a été effectuée entre avril et juin 2009 auprès de 14 établissements gay parisiens. Sur les 886 hommes ayant accepté un prélèvement biologique (goutte de sang auto prélevée au bout du doigt), 51% avaient eu plus de dix partenaires au cours de l'année écoulée et 35% au moins un rapport anal non protégé avec un partenaire occasionnel.
Elle est publiée dans PLoS ONE, une des revues, libres d'accès en ligne, de la Public Library of Science américaine.
(Source AFP)
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Commentaires
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a titre d'informations , j'ai ete tres surpris l'an dernier en allant au cdag de l'hopital saint louis afin de me faire diagnostiquer une syphillis , de constater que sur une liste d'etablissements gais référencés sur paris par l'hopital en vue de savoir lesquels je fréquentais pour un traitement proposée ; ( questionnaire obligatoire par anvs) qu'en dehors des types d'etablissements classiques ( sauna , sexe club , bars) un seul etait ouvertement cité : le dépôt.
très surpris par sa citation j'ai demandé pourquoi celui ci était le seul " ouvertement cité" , le medecin m'a répondu que les jeunes gays de moins de 35 ans porteurs d'IST ou decouvrant sa séropositivé citait celui ci comme etablissement frequenté habituellement .
j'en conclu , que si l'on veut on peut savoir la ou ll est primordial de faire de la prevention voir d'agir .
scorpio
cela n'a rien d'etonnant qu'il y est plus de gais seropo sur paris qu'ailleurs , la prevention est completement relaché ; on ne crache pas sur le fric du ministere de la santé pour la prevention au niveau des etablissements ( capotes et affiches )mais vu que le nombre de client diminue on voit se generaliser les darkrooms dans tous les sexe club gays pour faire venir la clientele bareback majoritaire . Ainsi , l'argent rentre plus dans le tiroir caisse des bordels car plus de client qu'aparavant ; et les barebackeurs peuvent baisé sans etre jugés dans l'obscurité ( ex : le bunker qui fait le plein surtout le dimanche apres midi , y'a qu'a voir les rencards a ce sujet sur bbz )...et je ne parle pas des mst plus facile a choper ex syphilis car comment voir si un mec a le chancre , ou des boutons sur la queue ou le corps dans le noir .
A votre avis qui est responsable ?
abeille
Faire une étude sur le vih et la population lgbt c'est bien mais serait il possible que quelqu'un mettre en perspective les résultats en les comparant aux hétéros ?
J'ai discuté avec un hétéro qui travaille dans un hôpital et refuse de faire le test même après des piqûres accidentels d'aiguille alors il ne faut s'attendre qu'un homo est moins peur de faire le test.











