Epidémie réémergente
Les stratégies de lutte contre le sida chez les homosexuels à revoir
Les stratégies de lutte contre le VIH chez les homosexuels sont à revoir alors que le sida est considéré comme "une épidémie réémergente" pour eux dans de nombreux pays, selon un article d'experts américains publié vendredi dans la revue médicale The Lancet.
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Les stratégies de lutte contre le sida chez les homosexuels à revoir
Epidémie réémergente
Mis en ligne le 20/07/2012
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Dans cette contribution publiée à l'occasion de la Conférence internationale sur le sida, qui démarre dimanche à Washington, des spécialistes soulignent que malgré les progrès pour lutter contre le VIH, l'épidémie grandit toujours chez les "hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes" ou "HSH".
"Le VIH reste incontrôlé chez les HSH en 2012", estiment dans cet article le professeur Chris Beyrer et ses collègues de l'Ecole Johns Hopkins Bloomberg de santé publique de Baltimore (Etats-Unis).
"Cette réalité demande des efforts redoublés, de nouvelles approches fondées sur la biologie et l'épidémiologie, et des efforts coordonnés pour réduire les risques structurels de propagation du VIH chez ces hommes", indiquent-ils.
"Des décennies de recherche et les efforts de la communauté [gay], de la médecine et des autorités de santé publique" n'ont pas réussi à freiner la progression des infections par VIH chez les homosexuels, soulignent ces chercheurs.
Aux États-Unis, en Espagne, au Chili, en Thaïlande, Malaisie et Afrique du Sud, ainsi que dans plusieurs pays d'Afrique et des Caraïbes, la prévalence du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les HSH est estimé à "15% ou plus".
Les relations sexuelles anales non protégées comporteraient un risque plus élevé d'infection par VIH que des rapports vaginaux non protégés, soulignent ces chercheurs américains.
"Si les risques de transmission par des rapports anaux non protégés étaient similaires à ceux des relations vaginales non protégées, l'incidence du VIH chez les HSH serait réduit de 80 à 98%" en l'espace de cinq ans, selon eux.
Parallèlement, les tentatives pour modifier les comportements des HSH se heurtent aux modes de vie de certaines communautés ou réseaux, caractérisés par le multipartenariat ou le refus délibéré du préservatif.
"Si les rapports anaux non protégés avec des partenaires occasionnels étaient remplacés par des rapports avec des partenaires stables à long terme, la prévalence du VIH serait réduite de 29 à 51%", estilme l'article.
Faire reculer l'épidémie chez les HSH passe par une diversification des stratégies allant au-delà du simple encouragement à utiliser des préservatifs: utilisation de médicaments antirétroviraux à titre curatif pour réduire l'infectiosité des séropositifs et à titre préventif pour réduire le risque chez ceux qui ne sont pas infectés.
L'usage de microbicide rectal, pour tuer ou combattre le virus provenant du sperme infecté, constitue une autre piste possible, selon l'article.
L'agence américaine des médicaments (FDA) vient d'autoriser aux Etats-Unis un premier traitement préventif anti-sida, l'antirétroviral Truvada, déjà utilisé mais jusqu'à présent à titre curatif.
(Avec AFP)
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Commentaires
nomade
Ce que je comprends en lisant l'article est que l'on est revenu en arrière pour la prise de risque durant les rapports sexuels et que c'est dû à un retour de l'homophobie.
Je pense que lorsque l'on se sent bien dans sa vie, on a envie de découvrir le monde autour de soi et on fait attention à sa santé.
Avec le retour de l'homophobie, on se sent mal dans sa vie, on n'a pas envie de découvrir le monde autour de soi et on ne fait pas attention à sa santé d'où une prise de risque accrue durant les rapports sexuels.
Au sujet du multipartenariat, je me souviens d'un témoignage sur la chaîne de télévision france ô. Un homme expliquait que son épouse avait un amant qui ne se savait pas porteur du vih. Il s'agissait d'un trio stable et cela n'a pas empêcher la transmission du vih











