2.000 personnes à la manifestation contre des tags homophobes et racistes - Toulouse

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2.000 personnes à la manifestation contre des tags homophobes et racistes

Deux mille personnes, selon la police et les organisateurs, ont participé samedi à Toulouse à une manifestation contre les discriminations homophobes et antisémites mais durant laquelle des représentants de la communauté juive ont été conspués par une partie du cortège.

E-llico.com / Actus

2.000 personnes à la manifestation contre des tags homophobes et racistes
Toulouse

Mis en ligne le 22/02/2014

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La manifestation était organisée à l'initiative d'Arc-en-Ciel, association de défense des homosexuels en Midi-Pyrénées, pour dénoncer des inscriptions antisémites et homophobes taguées sur plusieurs bâtiments du centre de Toulouse au cours du week-end passé, et qui ont provoqué une vive émotion.

Peu après le départ du défilé, devant un bâtiment qui abrite entre autres le centre LGBT visé par les tags, des participants au cortège s'en sont pris avec virulence à Nicole Yardeni, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Midi-Pyrénées.

"Yardeni casse-toi, le Crif, fascistes, sionistes, cassez-vous", ont-ils crié tandis que le service d'ordre retenait les manifestants les plus agressifs. "On ne s'attendait absolument pas à cet accueil, on vire des juifs d'une manifestation qui s'exprime contre l'antisémitisme", s'est exclamée Nicole Yardeni. "On a l'impression qu'une partie de ce cortège a fait de l'antisionisme son identité" sans voir la complexité de la société israélienne, a-t-elle dit.

Peu auparavant, le candidat UMP aux municipales, Jean-Luc Moudenc, ancien maire de Toulouse, avait également été pris à partie par des manifestants. Il était venu, a-t-il dit, pour dénoncer "des attaques inacceptables" contre les "valeurs de la démocratie" mais a également renoncé à défiler.

Outre le centre LGBT, le local de campagne du candidat du Parti de gauche aux municipales, celui du Front de gauche, un cinéma Art et essai, l'entrée de l'université Toulouse 1-Capitole et un cimetière avaient été tagués de croix gammées, de croix celtiques, emblèmes de l'ultra-droite, et d'inscriptions s'en prenant aux juifs, aux homosexuels ou aux francs-maçons.

Le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, était aussi présent mais est parti avant les incidents. "Le PS sera toujours là pour lutter contre le racisme, l'homophobie et l'antisémitisme", a-t-il dit.

Arc-en-Ciel, à laquelle s'était joints notamment le NPA, la Ligue des droits de l'homme, la FSU ou Act Up, a dit "regretter" ces débordements. "Nous sommes navrés", a dit sa coprésidente Noémie Henry, soulignant que son association luttait contre toutes les discriminations.

(Source AFP)

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