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Critiques virulentes contre la loi durcissant la répression de l'homosexualité
La loi durcissant la répression de l'homosexualité promulguée lundi par le président ougandais Yoweri Musevenia a suscité des critiques virulentes de la part des défenseurs des droits de l'homme et des partenaires occidentaux de l'Ouganda.
E-llico.com / Actus
Critiques virulentes contre la loi durcissant la répression de l'homosexualité
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Mis en ligne le 25/02/2014
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Ouganda Homophobie Yoweri Museveni
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La promulgation lundi d'une loi anti-homosexualité par le président de l'Ouganda a suscité de nombreuses réactions de condamnation en Europe et aux Etats-Unis.
La conseillère à la sécurité nationale du président américain Barack Obama, Susan Rice, a estimé que lundi était "un triste jour pour l'Ouganda et le monde".
"Personne ne devrait subir des discriminations, ou être puni pour qui on est ou qui on aime", a déclaré la conseillère de sécurité nationale de Barack Obama sur son compte Twitter.
De son côté, le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, a dit "regretter" que Yoweri Museveni ait "fait faire un pas en arrière à l'Ouganda" en promulguant cette loi "exécrable". "Comme l'a dit le président Obama, cette loi n'est pas seulement une insulte et un danger pour la communauté homosexuelle en Ouganda, elle donne une mauvaise image de l'engagement du pays envers les droits de l'homme, et portera préjudice à la santé publique, dont les mesures de lutte contre le VIH et le sida", a prévenu Jay Carney. "Nous allons continuer à presser le gouvernement ougandais d'abroger cette loi exécrable et à argumenter en faveur de la protection des droits de l'homme (...) en Ouganda et dans le monde", a ajouté le porte-parole dans un communiqué.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rappelé ces derniers jours à l'Ouganda "ses obligations contraignantes en matières de droits de l'Homme".
"Cette loi va officialiser la discrimination et vraisemblablement encourager le harcèlement et la violence contre les individus en raison de leur orientation sexuelle", a réagi la Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Navi Pillay.
La Haye, Copenhague et Oslo ont suspendu lundi certaines aides à Kampala. Les Pays-Bas, premier pays au monde à avoir légalisé le mariage homosexuel en 2001, ont gelé le versement de 7 millions d'euros annuels au système judiciaire ougandais et annoncé vouloir proposer des sanctions à l'échelle européenne.
Le Danemark a annoncé rediriger environ 6,3 millions d'euros d'aide à des agences gouvernementales vers des initiatives privées et d'ONG. La Norvège - dont l'Ouganda est un des principaux bénéficiaires africains de l'aide au développement - a retiré quelque 6 millions d'euros de son aide bilatérale annuelle et augmenté son assistance aux défenseurs des droits de l'Homme et de la démocratie.
La Belgique a demandé "que la communauté internationale réagisse avec force".
La Belgique "condamne fermement" la loi durcissant la répression de l'homosexualité promulguée lundi par le président ougandais Yoweri Museveni, a déclaré le Premier ministre belge Elio Di Rupo, se disant "choqué". "C'est un très triste jour pour les droits des LGBR (lesbiennes, gays, bi-sexuels et transsexuels, NDLR). Je suis choqué par la loi anti-gay de l'Ouganda", a déclaré sur son compte Twitter Elio Di Rupo.
"La Belgique condamne fermement cette violation des droits humains et demande que la communauté internationale réagisse avec force", a ajouté le chef du gouvernement belge.
Londres pour sa part s'est interrogé sur "la conformité de la loi avec la Constitution et les obligations internationales de l'Ouganda, estimant qu'elle allait "endommager la réputation internationale" du pays.
(Avec AFP)