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Le Conseil de l'Europe s'alarme des problèmes de racisme et d'homophobie en Allemagne et en Belgique
Le niveau de violence motivé par le racisme et l'homophobie ainsi que les discours de haine sont élevés en Allemagne et en Belgique, regrette l'agence anti-discrimination du Conseil de l'Europe dans des rapports publiés mardi.
E-llico.com / Actus
Le Conseil de l'Europe s'alarme des problèmes de racisme et d'homophobie en Allemagne et en Belgique
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Mis en ligne le 26/02/2014
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En Allemagne, l'agence du Conseil de l'Europe contre la discrimination et le racisme (Ecri) considère qu'il existe "une impunité considérable dans le domaine de l'incitation à la haine" depuis la réunification.
"L'important taux de 'sous-déclaration' d'infractions impliquant le racisme, l'homophobie et la transphobie témoigne d'un manque de confiance des groupes vulnérables en l'efficacité des poursuites pénales engagées par la police et le parquet", souligne le rapport.
L'agence européenne met en évidence le "manque d'efficacité" de la justice allemande dans un certain nombre de meurtres commis par le NSU (Mouvement clandestin national-socialiste), un réseau néo-nazi qui pourrait être derrière les meurtres de plusieurs personnes d'origine turque dans le pays.
De même, "le caractère raciste, notamment xénophobe de certains discours publics n'est toujours pas désigné assez clairement lors des débats publics" et il existe une "forte discrimination envers les personnes LGBT qui ont tendance à cacher leur orientation sexuelle", relève le Conseil de l'Europe.
Concernant la Belgique, le rapport note "une très forte progression du discours de haine en ligne". De manière générale, "de nombreux groupes ethniques et religieux, en particulier les musulmans", sont victimes de discriminations dans des "domaines clés de la vie quotidienne, dont l'emploi".
L'Agence déplore également que plusieurs lois différentes s'attaquent au racisme et aux discriminations, mais que la législation n'est pas homogène d'une région à l'autre, notamment en matière linguistique.
Le Conseil de l'Europe recommande à ces deux pays de ratifier "dans les meilleurs délais" un protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'Homme, datant de 2000 et garantissant une "interdiction générale de la discrimination".
(Source AFP)