Le pape François a bousculé quelques habitudes dans l'Eglise sans en révolutionner la doctrine - 1 an de pontificat

1 an de pontificat

Le pape François a bousculé quelques habitudes dans l'Eglise sans en révolutionner la doctrine

En un an de pontificat, le pape François a bousculé quelques habitudes dans l'Eglise sans en révolutionner la doctrine. 

E-llico.com / Actus

Le pape François a bousculé quelques habitudes dans l'Eglise sans en révolutionner la doctrine
1 an de pontificat

Mis en ligne le 11/03/2014

Tags

Eglise catholique Pape Unions Mariage Famille

Le pape élu le 13 mars 2013, à l'âge de 76 ans, a fait penser à beaucoup que l'Eglise changeait, suscitant d'énormes attentes. Mais, un an après, l'Eglise ne s'est pas transformée, aucun dogme n'a été supprimé, les cérémonies solennelles se succèdent dans la basilique Saint-Pierre, selon un rythme immuable.

Toutefois, un certain nombre de choses ont changé dans la manière: François a multiplié les gestes de spontanéité, il prend lui-même facilement la parole, accorde des interviews, libérant l'expression des fidèles.

Sa popularité, notamment sur les réseaux sociaux, est énorme, y compris dans les milieux non croyants. 

Marxiste, pro-gay, partisan des femmes prêtres et des curés mariés: tout a été écrit, sans aucun fondement. Dans des catéchèses quotidiennes, il insiste sur "la miséricorde" pour toutes les personnes, appelant à éviter les jugements, les condamnations, et aussi les beaux discours théologiques loin des réalités.

Il fustige les "évêques de salon" et le carriérisme. Même si un grand respect mutuel et une bonne entente existent avec le pape émérite Benoît XVI, retiré dans un ancien monastère sur la colline du Vatican, le style de François est en parfait contraste avec lui.

Son image énergique, tantôt grave et autoritaire, tantôt rieuse, s'impose dans les médias.

Le style de François et une certaine brusquerie dans le travail quotidien lui ont créé toutefois de solides inimitiés dans le petit monde feutré du Vatican: "certains pensent qu'il désacralise la fonction de pape, que le pape devient trop accessible, trop proche", selon Andrea Tornielli, coordinateur du site "Vatican Insider". Sandro Magister, vaticaniste de l'Espresso, lui reproche "d'éviter le conflit" sur des sujets comme l'avortement et l'euthanasie, "en disant les choses discrètement, au moment où elles ne créent pas de conflit".

Ses interviews dans des journaux laïcs, où il a semblé parfois relativiser certaines visions catholiques, ont été critiqués par les traditionalistes. Sa volonté de trouver des voies nouvelles, par exemple pour les divorcés remariés, avec le soutien de cardinaux ouverts comme l'Allemand Walter Kasper, a accentué un aspect novateur qui ne plaît pas à tous. -

N'épargnant pas les critiques contre la Curie, il a entamé une restructuration et a invité des cabinets d'audit privés pour vérifier ses comptes et ses méthodes de travail.

Son deuxième mandat, la nouvelle évangélisation, lui tient le plus à coeur. Selon lui, elle passe par la revitalisation de la famille chrétienne. Deux synodes lui seront consacrés. Il a fait adresser un questionnaire sans tabous sur les évolutions de société (homosexualité, cohabitation hors mariage, divorces) et les réponses que l'Eglise doit leur donner. Une façon de reconnecter l'Eglise avec des franges de la société qui lui sont devenues étrangères.

Dans la lutte contre la pédophilie, le pape François suit les traces de Benoît XVI: la tolérance zéro et la lucidité sont prônées, des prêtres sont défroqués. Mais les associations de victimes lui reprochent de vouloir défendre la bonne réputation de l'Eglise.

(Avec AFP)

Retrouvez les archives d'Illico / E-llico.com.

Plus 40.000 articles de la rédaction retraçant la vie de la communauté LGBT dans les domaines politique, sociétal, culturel et sanitaire de 2001 à 2022.

Tapez un mot-clé exprimant votre recherche dans le moteur de recherche ci-dessus.