En Cisjordanie, des ONG dénoncent les propos de la police contre une association LGBTQ - Palestine

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En Cisjordanie, des ONG dénoncent les propos de la police contre une association LGBTQ

Onze organisations palestiniennes de défense des droits humains ont condamné mercredi les propos de la police palestinienne, qui a invité les citoyens à dénoncer les membres d'une association pro-LGBTQ et demandé l'interdiction de ses activités.

E-llico.com / Actus

En Cisjordanie, des ONG dénoncent les propos de la police contre une association LGBTQ
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Mis en ligne le 22/08/2019

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La fondation al-Qaws, qui défend les droits des homosexuels, bisexuels et transgenres palestiniens, est la cible d'une campagne de haine sur les réseaux sociaux après qu'elle a annoncé la tenue d'un événement en Cisjordanie occupée, interdit par les autorités palestiniennes.

Cette fondation a annoncé début août la tenue d'un camp pour les "jeunes hommes et femmes, de 18 à 24 ans", aux différentes orientations sexuelles afin d'évoquer divers aspects de leur sexualité et "leur rapport à la société".

Samedi, la police palestinienne a répondu qu'elle allait engager des "poursuites judiciaires contre les organisateurs de cet événement" et promis d'"empêcher toute activité" d'al-Qaws, en évoquant "une violation des idéaux et des valeurs de la société palestinienne".

Depuis, la police a retiré son communiqué, selon un communiqué publié mercredi par onze organisations de défense des droits humains.

Celles-ci ont dénoncé les autorités palestiniennes qui, selon elles, "ont manqué à leurs obligations en matière d'égalité et de non-discrimination" et réclamé que ceux ayant publié le communiqué soient tenus responsables.

Les déclarations de la police ont engendré "une réaction qui a sérieusement menacé la communauté LGBTQ palestinienne et les membres de la communauté al-Qaws, incluant des incitations à la violence, dont des incitations au meurtre", ont poursuivi ces ONG, exigeant que leurs auteurs soient poursuivis.

Interrogé une nouvelle fois par l'AFP mardi, le porte-parole de la police a cette fois affirmé que le rassemblement d'al-Qaws n'avait pas fait l'objet d'une déclaration préalable aux autorités, comme le prévoit la législation.

Dimanche, dans un communiqué, al-Qaws a "condamné le recours à des poursuites judiciaires, l'intimidation et les menaces d'arrestations, qu'elles émanent de la police ou des membres de la société". L'association a également fait état de nombreux messages d'incitation à la haine sur les réseaux sociaux après la publication de l'invitation à cet événement.

Omar al-Khatib, membre d'al-Qaws, a affirmé à l'AFP que cette violente campagne s'était intensifiée après le communiqué des forces de l'ordre. "La police porte une grande responsabilité si quelque chose nous arrive", a-t-il jugé.

Le 4 août, al-Qaws avait tenu un événement "culturel" à Naplouse, en Cisjordanie occupée. L'association est basée à Haïfa, en Israël, et travaille à Jérusalem, ainsi qu'à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

L'homosexualité est un sujet tabou dans la société palestinienne. Aucune législation ne bannit les actes sexuels entre personnes de même sexe en Cisjordanie occupée ou à Jérusalem-Est, partie de la ville palestinienne occupée et annexée par Israël. En revanche, dans la bande de Gaza, l'homosexualité est un crime passible de dix ans de prison.

Rédaction avec AFP


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