L'élu FN d'Auxerre écope de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité - Propos homophobes

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L'élu FN d'Auxerre écope de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité

Richard Jacob, l'élu FN d'Auxerre a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité pour des violences à l'encontre de partisans du mariage gay.

E-llico.com / Actus

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Mis en ligne le 21/06/2013

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La peine du conseiller municipal d'Auxerre, Richard Jacob, est également assortie d'une amende de 2.000 euros.

Il a déclaré vouloir faire appel.

"Je pense qu'on a voulu supprimer une tête de liste" aux prochaines élections municipales, a-t-il dénoncé, fustigeant un dossier "politisé".

Le 16 février sur le parvis de l'hôtel de ville d'Auxerre, quelques dizaines de manifestants s'étaient rassemblés pour soutenir le projet de loi ouvrant le mariage aux homosexuels. Une altercation avait alors éclaté entre les manifestants et le conseiller municipal FN.

Trois personnes, dont une jeune fille de 17 ans, avaient été très légèrement blessées et avaient déposé plainte. La jeune fille a accusé l'élu de lui avoir donné un coup de pied au visage, tandis que les deux autres lui ont reproché de les avoir bousculés.

Selon les victimes et des témoins, Richerd Jacob aurait tenu des propos comme "Les pédés au bûcher", "Je ne veux pas de pédé ici, vous devez crever".

L'élu avait reconnu à l'audience du 6 juin s'être "emballé" mais que "le climat de violence était des deux côtés, les noms d'oiseaux étaient des deux côtés".

Les trois victimes ont obtenu jeudi de 200 à 500 euros de dommages et intérêts pour leurs dommages corporels et 500 euros chacun pour leur préjudice moral.

Trois associations de défense des droits des homosexuels, qui s'étaient constituées partie civile, se sont vu allouer 1 euro de dommages et intérêts.

L'avocat des parties civiles, Me Jean-Bernard Geoffroy a estimé qu'il s'agissait "d'un résultat qui ne peut que satisfaire les victimes et les personnes défendant les droits LGBT".

"Le condamné devra comprendre qu'il est nécessaire de respecter tout citoyen au nom du vivre ensemble", a-t-il ajouté.

(Source AFP)

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