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La tête de liste destituée par NKM contrainte de libérer trois colistiers, dont la présidente de GayLib
La justice a ordonné jeudi à l'ex tête de liste UMP du IIe arrondissement de Paris Hélène Delsol, membre de la manif pour tous, de "libérer" trois de ses colistiers, dont Catherine Michaud de Gaylib, qui figurent sur la liste du nouveau numéro un Christophe Lekieffe.
E-llico.com / Actus
La tête de liste destituée par NKM contrainte de libérer trois colistiers, dont la présidente de GayLib
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Mis en ligne le 07/03/2014
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NKM destitue sa tête de liste antigay dans le 2e
L'ordonnance du juge du tribunal de grande instance contraint Hélène Delsol à "retirer de sa liste définitive" Brice Alzon, secrétaire général de la fédération professionnelle Entrepreneuriat à l'UMP, Catherine Michaud (présidente de GayLib) et Gabrielle Mocilnikar, et à leur "rendre leurs dossiers de candidature".
Le juge a fixé une astreinte de 5.000 euros par jour de retard et par colistier. Les trois requérants avaient fait savoir mardi par voie d'huissier à Hélène Delsol (aux côtés de NKM sur la photo) qu'ils lui retiraient leurs mandats de candidat, tous trois souhaitant pouvoir rejoindre la liste de Christophe Lekieffre.
C'est chose faite, puisque les trois requérants "figureront sur la liste d'union UMP-UDI-MoDem déposée par Christophe Lekieffre pour le 2e arrondissement", a annoncé dans la soirée par un communiqué Jean-Didier Berthault, directeur de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui regrette qu'une "décision de justice ait été nécessaire".
Christophe Lekieffre a été investi comme nouvelle tête de liste de l'UMP et du centre dans le IIe, après la destitution d'Hélène Delsol.
Celle-ci avait déposé vendredi dernier une liste comportant en n°2 Aurélien Véron (président du Parti libéral démocrate), au lieu de Christophe Lekieffre comme le prévoyait un accord entre l'UMP, l'UDI et le MoDem signé en décembre.
Le tribunal a estimé qu'il y avait "un trouble manifestement illicite, caractérisé notamment par une atteinte à un droit privé fondamental", à savoir le "droit de déposer une liste". "C'est une première judiciaire", s'est félicité Me Jean-Philippe Carpentier.
"Tous les confrères sont allés jusqu'à présent devant le tribunal administratif, compétent en matière d'élections. Ce que dit la juge judiciaire, c'est qu'elle a le droit de faire cesser un trouble manifeste, lié à une atteinte au droit privé fondamental de se présenter à une élection", a-t-il commenté. Christophe Lekieffre a déposé sa liste avant l'heure de la clôture des candidatures.
(Source AFP)