Une plaque à la mémoire des deux derniers homosexuels condamnés au bûcher  - Paris

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Une plaque à la mémoire des deux derniers homosexuels condamnés au bûcher

Le dévoilement d'une plaque commémorative à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort en France pour motif d’homosexualité, à l’angle des rues Montorgueil et Bachaumont à Paris, prévu le 11 mars, a été reporté en avril.

E-llico.com / Actus

Une plaque à la mémoire des deux derniers homosexuels condamnés au bûcher
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Mis en ligne le 10/03/2014

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Cette plaque commémorative fait suite à l'approbation d'un vœu adopté à l’unanimité en 2011, porté par Ian Brossat du groupe PCF/Parti de Gauche.

Le voeu avait été présenté à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie.

La plaque doit être apposée à l'angle des rues Bachaumont et Montorgeuil (2e), dans le périmètre historique correspondant au lieu de leur arrestation. 

L'exécution capitale de Lenoir et Diot constitue la dernière affaire connue de répression judiciaire de l'homosexualité par le bûcher. 

Le 4 janvier 1750 à 23h30, au croisement de la rue Montorgueil et de la rue Saint-Sauveur, Bruno Lenoir, garçon cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, domestique de quarante ans, étaient arrêtés en raison de leur homosexualité.

Emprisonnés à la prison du Châtelet, leur procès et son verdict témoignent de l’acharnement judiciaire auquel étaient confrontés les homosexuels français du siècle des Lumières.

En effet, chacun d’entre eux a été condamné à la confiscation complète de leurs biens avant la peine de mort par un bûcher dressé place de Grève, et la dispersion de leurs cendres.

Bruno Lenoir et Jean Diot ont donc été brûlés vifs publiquement le lundi 3 juillet à 17h. pour le seul crime d’homosexualité.

La Révolution française de 1789 abandonnera la répression pénale de l’homosexualité.

Avec cette plaque commémorative, cet évènement, emblématique de de la longue histoire de la répression homophobe, s'inscrira désormais dans la mémoire de la capitale.

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